Covid 19, faillite ou réussite ?

La Suisse repose sur certaines valeurs : l’organisation, le respect, l’hygiène,… . Comment ce pays, fière de sa pharma et de sa formation, va-t-elle répondre présent et réussir face au Covid-19 ? Voici une réflexion en deux parties.

Nous sommes réputés pour avoir le système de santé le plus cher au monde et l’un des plus efficaces. Tant mieux pour ce dernier point  mais le moment de vérité est proche. Il serait incompréhensible de se retrouver dans la situation de « guerre » décrit par nos pays latins voisins.

Nous ne sommes pourtant qu’à la moitié des deux vagues qui nous submergent comme un double tsunami. La première vague, dont l’invisibilité nous a trompé et fait oublier de nous méfier,  concerne la période d’infection et de contractions du virus.  La deuxième, qui est en cours maintenant et celle des symptômes que se déclarent.

Les cigales ont fini de chanter et nous découvrons que nous ne sommes, peut-être, pas meilleurs que les autres.

Des drames il va y en avoir : Décès, faillites, divorces, formations interrompues,… comme tous les jours mais plus fort. Pourtant, à chaque période de chaos, suit un nouvel équilibre avec ses naissances, sa reconstruction, sa nouvelle définition des priorités, ses créations.  Après l’hiver le printemps….

Santé et pharma

Traverser ce raz de marée ne va pas être aisé.   En premier lieu pour notre système de santé et de soin et les personnes qui y participent. Il faut absolument leur permettre de faire au mieux leur travail : Un accès rapide,  des  locaux libres, leur permettre de se dégager des problématiques privées et familiales. Pour garder les enfants par exemple ! En réservant les places de crèches pour ces parents et ceux œuvrant dans la sécurité. Maintenant que la deuxième vague est lancée, cela va prendre tout son sens.  

Une des solutions est de permettre aux éducatrices et ASE de se rendre directement chez les parents concernés par ces métiers pour éviter les regroupements et déplacements. 

Ensuite la pharma, si puissante chez nous mais qui ne nous permet pas d’être sereins en terme de matériel de protection, de tests, de vaccins,…  On ne les entend pas beaucoup actuellement et j’en suis surpris, l’apport à leur pays devrait être plus fort. La délocalisation de certaines tâches ne nous rend pas service et je n’ose pas imaginer que nous devions en payer le prix.

C’est vrai, j’en attends plus de nos entreprises spécialisées, parmi les meilleures au monde, pour l’entraide sociale et sanitaire… 

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