Covid 19, Faillite ou réussite ? Partie 2

Cette pandémie provoque des réactions sur nos habitudes et notre relation au travail. Si le RBI existait !

 

Solidarité et habitudes

 

Heureusement solidarité et entraide ne sont pas de vains mots sur notre territoire , le nombre de personnes et d’associations qui se mettent spontanément à disposition fait vraiment chaud au cœur et présage d’une capacité à aider et à réagir digne du canton qui a vu naître Henry Dunant. C’est énormément de soutien offert  et coordonner cela est important pour soulager les professionnels de nombreuses tâches pour qu’ils puissent se concentrer sur l’essentiel.

 

C’est d’ailleurs un incroyable retournement des habitudes.  Où la bienveillance, l’entraide, la solidarité n’est justement pas de se serrer dans les bras, ni de se faire la bise, de se consoler  mais bien d’aider en restant chez soi et d’aider les autres en leur permettant de rester chez eux. 

Prendre des nouvelles avec une distance physique mais surtout pas morale… livrer les produits de première nécessité mais sans forcément entrer. Une redéfinition  loin d’être évidente dans notre société qui aime les fêtes, les anniversaires, le contact, les commémorations ensemble et regroupées….

 

Le travail

 

Cette pandémie amène une réflexion que l’on peut pousser bien plus en avant sur la place du travail et le revenu de base inconditionnel (RBI).  Ce dernier permettrait aujourd’hui de rester à la maison sans crainte de banqueroute ou de manque financier. La place de travail, ce par quoi s’identifie souvent le Suisse, n’a pas forcément besoin d’être regroupée dans un bâtiment spécifique ou sur un étage ! Il appelle à la confiance et à la responsabilité face à la quantité et la qualité de la tâche. Confiance … maître mot des relations et pas seulement au travail….

 

Toute le monde ne peut toutefois travailler depuis la maison, notamment des indépendants qui pratiquent  des interventions sur sites. Il ne faut pas les oublier et leur permettre de se protéger et d’intervenir.

 

Les  collectivités publiques ont cette responsabilité de  débloquer des montants pour subvenir aux besoins des indépendants, des associations et sociétés sociales, artistiques, culturelles et sportives pour que la reprise puisse être rapide et que chacun retrouve ses activités et passions dès que possible.

 

Aux collectivités publiques il faut rajouter les privés afin de penser à nos artisans, aux produits et productions locales pour continuer de faire vivre chacun et passer le cap avec le moins de casse possible. Enfin, pour ceux dont le salaire est assuré, payer ses factures le plus rapidement possibles pour permettre aux autres de traverser la vague sans péril.

 

La solidarité n’est pas un vain mot et les chantres de l’économie libérale et du profit sont aussi appelé à se mobiliser pour redistribuer une partie des dividendes « sur le terrain » et contribuer à l’entraide générale….

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