La dérive totalitaire

La sortie du semi-confinement démontre, chez certains, en sens de la démocratie particulièrement étonnant. 

Promulguer le semi-confinement, s’assurer que l’Etat soit le garant de notre santé et de notre sécurité, faire acte de prévention.  Ce sont d’excellentes choses et nous pouvons nous réjouir d’un fonctionnement réussi.

C’est le retour en grâce du politique et la prise en main d’une situation difficile par ces acteurs.

Toutefois, il apparaît qu’il n’est pas facile de proposer le retour à la liberté et à la démocratie. La doctrine totalitaire n’est pas loin avec des interdictions incompréhensibles.

La plus marquante étant celle qui menace de trois ans de prison en cas de tenue d’un Conseil Municipal.

Etourdissant   !

Imaginons que toutes les communes tiennent leur conseil… Prêt de 900 élu-es assermenté-es  risquent de passer sous les verrous !

D’autant plus surprenant  que la Confédération ne l’’interdit pas, que le Conseil National se réunit tout comme le Grand-Conseil. Deux poids, deux mesures ?

La proximité d’action  et l’engagement municipal n’est plus le bienvenue ?

Alors que la fin de législature est proche et que les élections ont pu se tenir. Que le  programme « 15/3 »  souhaitait une participation et un intérêt massif pour la chose public. Je m’étonne encore plus cette façon de brimer l’engagement citoyen en empêchant les délibératifs de jouer leur rôle.

Le canton, seul et unique ? Et bien non ! Post tenebras lux.

Il faut maintenant rendre  aux communes leur police municipale. Réquisitionnées mais non utilisées  par le canton, elle doit revenir pleinement sous l’autorité des magistrats communaux pour les surveillances des espaces publiques. La police cantonale ayant moins d’activités : circulation en baisse, moins de brigandage, les gens restant à la maison. La répartition des tâches n’est pas compliquée.

Il en va de même pour les pompiers qui doivent maintenant retourner à leurs tâches habituelles et prêter main forte  aux habitants de leur territoire.

Le retour des élèves dans les écoles, des enfants dans les crèches, des parents au travail…  La normalisation, en respectant les consignes sanitaires, appellent à ce que les suisses estiment comme prioritaire :  La responsabilité individuelle et l’intelligence collective.  Nous en sommes capables !

Merci de ne pas verser dans des actes dictatoriaux, La Suisse est le pays le plus démocratique du monde et s’accorde mal des excès de pouvoir.  

Genève et ses élu-es n’échappent pas à cette règle.

 

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